« Youhou ! Y a quelqu’un ??? » C’est ce que l’on serait tenté de crier à l’entrée d’une caverne, non ? Là, c’est d’autant plus alléchant que nous sommes sur Mars. Depuis, les astronomes l’étudient sous toutes les coutures. Elle mesure environ 35 mètres de large, et se trouve sur les pentes du Volcan « Pavonis Mons », au niveau de l’équateur. Une telle cavité a pu apparaître lorsque la lave descendant du volcan s’est solidifiée en surface, tout en continuant de couler en profondeur, laissant un tuyau vide qui a fini par s’effondrer en partie. C’est le fameux trou que l’on voit, profond d’une vingtaine de mètres.
Pour les spécialistes de Mars, c’est une sacrée aubaine. Songez que les rovers qui ont arpenté la planète jusqu’ici ne l’ont gratouillée que sur quelques centimètres. Même le puissant Curiosity, qui arrive le 6 août (cf. notre article dans le numéro 276, p.24), ne forera pas plus profond que 5 centimètres. Par ce trou béant, il suffirait de se glisser dans l’ouverture pour accéder directement au sous-sol ! Et c’est très intéressant à plus d’un titre. D’abord cela permettrait d’en savoir plus sur la composition de la planète (quels types de roches ? Présence ou non de glace…) et donc sa formation. L’autre bonne raison d’aller voir, c’est que selon les exobiologistes, si la vie est apparue sur Mars, c’est probablement dans le sous-sol, où l’eau liquide a pu subsister longtemps. Selon de récentes études, entre -4,1 à -3,7 milliards d’années, Mars aurait ainsi connu un sous-sol chaud et humide, idéal pour le développement de la vie. En clair, les prochaines missions martiennes ont donc une destination toute trouvée !
Fabrice Nicot




