Alice au pays des merveilles

Alice a 19 ans et elle est sur le point d’épouser un riche Lord anglais. Elle se rappelle vaguement d’un voyage au Pays des Merveilles, mais pense l’avoir rêvé. Quand tout à coup, elle tombe dans un terrier…  La jeune fille redécouvre alors le monde merveilleux de son enfance: la Chenille, le Chat du Cheshire, le Chapelier Fou… mais avec des yeux d’adulte.

Alice au Pays des Merveilles à la sauce Tim Burton, on attendait ça avec impatience! Callé dans le siège, on plonge les yeux ouverts, conquis d’avance. L’univers est délicieusement vénéneux, la musique envoutante et rapidement… on s’ennuie. Pourquoi?! Les acteurs se sont pourtant appropriés avec bonheur les personnages déjantés. Les deux reines, surtout, sont à mourir de rire: la tyrannique Helena Bonham Carter, qui trépigne comme une gamine tandis que sa sœur, jouée par Anne Hathaway bouge avec une grâce exagérée, parodiant les princesses de Disney. Et la 3D fait miracle: le chat du Cheshire est d’autant plus inquiétant qu’il semble vraiment flotter au dessus de notre tête! Non, le problème, c’est le scénario: le conte délirant et absurde de Lewis Carroll s’est métamorphosé en une histoire classique d’Heroic Fantasy: une jeune héroïne propulsée dans un monde à sauver. Est-elle l’élue? Va-t-elle y arriver? Du coup, difficile, même pour Tim Burton, de nous tenir en haleine. Bridé, le réalisateur semble s’être vengé sur les détails, expérimentant toutes les possibilités des techniques numériques: Oh! Le costume du chapelier qui change de couleur suivant son humeur! Ah! La démarche du Valet dont la taille a été artificiellement étirée à 2,50 mètres! Ce n’est pas le chef d’œuvre auquel les fans de Tim Burton s’attendaient mais c’est un joli film, à voir en 3D.

Mathilde Fontez

Sortie le 24 mars.

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Olivier Lascar

Journaliste Science&Vie Junior. Rubriques techno, ciné et web. "'J'en ai marre d'avoir toujours raison" - Jeff Golblum, "Jurassic Park"