Ciné: on a vu le nouveau “Underworld”

Underworld – Nouvelle ère, de Mårlind et Stein, sortie le 8 février

Bastos en argent d’un côté, grenades aux ultraviolets de l’autre… Jusqu’alors, les lycans et les vampires se mettaient sur la tronche tranquillement, dans leur coin, loin des humains en somme!


Mais dans ce quatrième volet de la série, les hommes finissent par découvrir l’existence de ces deux espèces prédatrices. Avant qu’il ne soit trop tard, l’humanité décide de faire le ménage. S’ensuit une véritable épuration a l’issue de laquelle seule une poignée de vampires et de loups-garous survivent terrés. Cette entame de film suffisait à faire un excellent scénario, prétexte à des dilemmes éthiques (Mince ! Mon frère était un Lycan, dois-je le protéger ? Chic, ma belle-mère est une vampire, si je lui proposais un bain d’UV ?). On aurait donc pu s’attendre à des alliances forcées entre les ennemis de toujours pour lutter contre le nouvel adversaire humain, avec son lot de trahisons et de jeux de pouvoirs…

Boum, boum, Kate is back !

Mais non ! Mårlind et Stein, les réalisateurs du film (des nouveaux venus, sans prénoms, les malheureux) ont jugé que cela ne suffisait pas. Du coup, ils ont rajouté une histoire de fillette hybride qui attire les convoitises des deux camps, ainsi qu’un nouveau produit body-buildant pour loups-garous – une espèce de potion magique qui les rend surpuissants. Et ces deux éléments prennent une telle part dans l’histoire que la lutte contre les humains passe totalement au second plan. Dommage… D’autant plus que les personnages à peine esquissés qui peuplent cette histoire sont à peu près aussi intéressants qu’une notice de four à micro-ondes. Restent heureusement ce qui fait toute la force de la série Underworld : de l’action, des effets spéciaux, des combats spectaculaires, des quintaux de bidoche lacérée, et surtout, surtout, la délicieuse Kate Beckinsale dans sa combinaison en cuir moulante !

Erwan Lecomte

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Olivier Lascar

Journaliste Science&Vie Junior. Rubriques techno, ciné et web. "'J'en ai marre d'avoir toujours raison" - Jeff Golblum, "Jurassic Park"