Transformers 3, la face cachée de la lune

 

Après un premier épisode plutôt sympathique et une suite aussi légère qu’une tonne de briques, le réalisateur Micheal Bay avait promis de faire son maximum pour remonter le niveau pour le troisième opus de la saga Transformers. Malheureusement pour lui et surtout pour nous, Transformers 3, La face cachée de la lune est aussi lourdingue que son prédécesseur.

 Le film commence pourtant bien en mélangeant histoire réelle et fiction. Un vaisseau bourré de gentil robots s’écrase sur la lune dans les années 60 ce qui a pour effet de déclencher la course à l’espace entre les américains et les russes. Profitant de leurs premiers pas sur notre satellite, les astronautes Neil Amstrong et Buzz Aldrin explorent la carcasse et ramènent plusieurs artefacts extraterrestres. De retour dans les années 2011, les vilains Decepticons éliminent un par un les humains qui sont au courant de cette affaire.

 Après un début pareil on se dit que tout est possible d’autant que les effets numériques sont toujours au top et que les scènes d’action sont bien plus claires que celles des autres films. Pourtant le film se vautre complètement au bout d’une demi-heure à cause de son manque total de finesse et son scénario sans surprise ni enjeu. Excepté Shia Labeouf qui semble être le seul à bien vouloir faire son travail convenablement, les acteurs secondaires sont totalement inexpressifs ou bien en roue libre. C’est notamment le cas de Patrick Demsey et de John Malkovich qui donnent l’impression de n’être là que pour encaisser leur chèque et cabotiner à mort. Quant à Rosie Huntington-Whiteley, la remplaçante de Megan Fox, son personnage ne sert à rien si ce n’est à montrer son popotin. Je passe sur les dialogues souvent inintéressants et la 3D inutile pour arriver au gros morceau du film, à savoir les 60 dernières minutes qui prennent place à Chicago. Le spectateur est alors littéralement gavé de bastons, de coups de feu et d’explosions jusqu’à la nausée. Le tout est entrecoupé par les discours ultra patriotiques et totalement neuneus d’Optimus Prime avec des drapeaux américains qui flottent au ralenti en arrière-plan. On se dit alors que Michael Bay a réussi à faire de ce Transformers 3 une sorte de “film kebab” qui, comme le sandwich du même nom, vous laisse la sale impression d’avoir mangé un truc trop gras.

David-Julien Rahmil

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Olivier Lascar

Journaliste Science&Vie Junior. Rubriques techno, ciné et web. "'J'en ai marre d'avoir toujours raison" - Jeff Golblum, "Jurassic Park"