Des super héros un peu feignants

D’habitude les super héros sont en proie à de profonds doutes sur leur identité ou sur la moralité de leurs actions. Entre deux séances de castagne avec des supers vilains, ils essayent de faire avancer un peu plus leur petite vie ou bien d’améliorer le monde et la justice. Heureusement ce n’est pas le cas de tous les super héros et notamment des Lazy Teenage Superheroes, (ce qui donne en français les jeunes feignasses aux super pouvoirs). Les héros de ce cours métrage dirigé par Michael Ashton n’ont pas vraiment le comportement exemplaire des héros de comics : ils préfèrent faire la fête plutôt que de casser du  super méchant.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce film bourré de références geeks n’a coûté que 300 dollars ! Bien sûr l’argent n’est pas parti dans l’écriture du scénario qui pourrait tenir sur la largeur d’un ticket de métro, mais bien dans les effets spéciaux bluffants. La plupart ont d’ailleurs été réalisés en post production (c’est-à-dire après le tournage) grâce à un simple ordinateur et aux logiciels de montage et d’effets spéciaux Adobe After Effect. « Des logiciels de 3D tracking ont aussi été utilisé » explique le réalisateur. « Ils permettent de concevoir des effets 3D comme les lames d’énergie ou les éclairs et de les faire bouger de façon coordonnée avec le mouvement des acteurs. » Si vous êtes curieux de savoir comment c’est fait vous pouvez aussi jeter un œil à cette vidéo making of qui présente sur le même écran la scène pendant le tournage et le rendu final.

On remarquera au passage que l’écran vert permettant les incrustations numériques (notamment les décors et des personnages en arrière plan) est véritablement l’élément incontournable d’une production à effets spéciaux. Ainsi pour la scène de projection du super méchant à travers la fenêtre, le réalisateur a tout simplement  fait mimer l’action à l’acteur devant un écran vert à l’intérieur du hangar puis à l’extérieur pour ensuite l’incruster dans le long traveling (le long mouvement latéral de la caméra). « En ce qui concerne la dernière scène », raconte Michael, « nous avons dû la décomposer en plusieurs petits morceaux. Après avoir filmé le passage de l’actrice parmi les super héros qui devaient rester immobiles, nous avons utilisé des effets de tracking 3D pour les pouvoirs mais aussi de la 2D pour les effets de lumières. Ensuite nous avons passé beaucoup de temps à accorder tous les effets entre eux pour qu’il donnent un résultat convainquant. » Et pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans ce genre de production, Michael Ashton a promis de poster une vidéo tutorielle (en anglais) dans les semaines qui viennent. N’hésitez donc pas à faire un tour sur son site web de temps à autre.

David-Julien Rahmil

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