Expendables, le jeu

D’ordinaire, la puissance de feu des grandes compagnies de cinéma est si forte que la sortie d’un blockbuster dans les salles s’accompagne généralement d’une version PC et consoles. “Expendables : Unité spéciale” – le dernier Stallone, voir SVJ 252 p.86 – est sorti sur les écrans depuis le mercredi 18 août et pourtant aucune adaptation en jeu vidéo n’est à signaler  ! Enfin, si, une et elle est gratuite. L’exception qui confirme la règle…

Dans “Expendables…”, le joueur incarne au choix l’un des trois personnages principaux du film : Yin Yang (Jet Li), Lee Christmas (Jason Statham) ou Barney Ross (Sylvester Stallone). Rien que des musclés et des tatoués qui sentent la sueur et le sable chaud. Le jeu consiste à diriger son personnage dans différents niveaux en sautant de plates-formes en plates-formes et tirant sur tout ce qui bouge… Simple et efficace !

Le truc marrant, c’est que si “Expendables…” le film joue à fond la carte “nostalgie  des années 80″ et bien le jeu fait de même. Côté graphismes et bruitages, on se croirait sur console 8 bits (Nintendo NES et autres Sega Master System). Huit couleurs à l’écran et une bande son tout juste acceptable… Et dire que les croulants qui jouaient à ça à l’époque trouvaient ça génial (non, je ne vise personne)!

Reste que, si le look est aujourd’hui résolument has been, la prise en main est très agréable. Seules quelques touches permettent de s’amuser, et tout de suite : sauter, avancer, reculer et tirer ! Fastoche.

Chaque perso dispose de ses propres armes : Yin Yang utilise ses poings et la maîtrise du kung-fu, Lee Christmas les couteaux et Barney Ross son arme à feu. Chaque arme évolue en fonction des gadgets récupérés dans la partie : triple tir et cadence de tir plus rapide par exemple. Bref, tout ce qu’il faut pour venir à bout des trois niveaux proposés et parvenir à éliminer le général Garza. Trois niveaux, c’est peu, mais on s’amuse et c’est bien là l’essentiel, non ?

Nicolas Gavet



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