Rick Dangerous

Sorti dans les années 80, Rick Dangerous a rencontré un franc succès auprès des joueurs. Normal, il mélange plusieurs genres très appréciés : tir, exploration et plates-formes. Un cocktail explosif, qui fait passer celui de Molotov pour un pétard mouillé du 14 juillet à Champouilly-les-Oies.

Une explosion de genres qui contraste d’ailleurs violemment avec le charisme de Rick. Notre héros est un vieux baroudeur, mal fagoté, gras du bide… bref, un mélange impossible d’Indiana Jones et de Bidochon. Malgré tout, contre toute attente, la mayonnaise prend et on succombe rapidement au charme irrésistible de ce personnage.

Le principe du jeu, comme tous les jeux de l’époque, est simple : on déplace Rick dans différentes cavernes truffées de pièges et d’adversaires à la recherche de trésors cachés. Sur lui, deux armes. Un flingue et de la dynamite. La première pour se débarrasser de ses ennemis, la seconde pour exploser les murs et mettre à jour des passages dérobés et ainsi progresser dans les niveaux.

Mais attention, balles et dynamite sont en quantité limitée. Trop s’en servir revient un peu à se suicider : impossible d’avancer dans le niveau si l’on se retrouve coincé par un mur que l’on ne peut pas détruire ou face à des adversaires que l’on ne peut plus abattre… hé oui, dans Rick Dangerous, le moindre contact avec un ennemi vous fait perdre une vie. Pas fastoche !

Question prise en main, les premières minutes de jeu sont difficiles, je ne vous le cache pas. Diriger Rick, le faire tirer, sauter, se baisser ou descendre une échelle n’est pas toujours évident, surtout au clavier. Cependant, avec un peu de pugnacité et pas mal d’efforts, on parvient après quelques parties à faire faire à son personnage ce que l’on veut. Ouf !

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Nicolas Gavet