10 ans ! Ça fait 10 ans qu’un certain Lycerius (on ne connaît de lui que ce pseudo moyenâgeux), joue à la même partie de Civilization II. Il nous rassure toute de suite : « pas tout le temps, j’ai une vraie vie aussi, à côté ». Mais, aujourd’hui, il lance un appel planétaire pour aider « sa civilisation » à sortir de l’ornière…
Civilization, c’est une série de jeux culte, née en 1991 et dont la dernière édition, Civilization V, est sortie en 2010. Le but ? Prendre la tête d’un peuple dans l’Antiquité, lui choisir un régime politique (démocratie, monarchie, dictature…) et l’aider à se développer (acquérir de nouvelles technologies, de l’agriculture à l’informatique, en passant par la poudre à canon et la bombe atomique) dans un monde virtuel, en se mesurant à d’autres civilisations dirigées par l’ordinateur.
Au bout de 4000 ans, c’est-à-dire à peu près arrivés à notre époque, le jeu propose de faire les comptes et de déterminer un gagnant… ou de poursuivre la partie. C’est ce qu’a choisi Lycerius, mais a priori, personne n’a poussé l’aventure aussi loin que lui.
Ses 10 ans de jeu, dans Civilization, ça fait 6000 ans d’histoire. 6000 ans pendant lesquels Lycerius a donc guidé le peuple qu’il s’est choisi, les Celtes. Il les a fait grandir, leur a fait acquérir toutes les technologies. Il a fait la guerre aux autres peuples pour se défendre ou pour conquérir des territoires, renforcer sa puissance. Il a longtemps fait vivre ses citoyens en démocratie, avant d’opter pour le communisme.
Aujourd’hui, Lycerius et sa civilisation sont donc en l’an 3991… et ce n’est pas beau à voir ! Ce monde est un « infernal cauchemar de souffrance et de dévastation », décrit-il. Il a subi des douzaines de guerres nucléaires. La calotte glaciaire a fondu 20 fois, notamment à cause des retombées atomiques. La plupart des terres sont maintenant irradiées, inondées ou montagneuses, en tout cas incultivables.
Après un pic de population dans les années 2000, 90 % de l’humanité est maintenant décimée. Il ne reste que trois civilisations sur les 21 initiales, trois peuples affamés qui se disputent les miettes du carnage. Quand un peuple arrive à reconstruire quelques routes, elles sont immédiatement détruites par une civilisation adverse avant que le moindre lambeau de terre ait pu être remis en état. « Vous avez entendu parler de la guerre de 100 ans, essayez celle de 1700 ans ! », nous interpelle Lycerius.
Evidemment, Civilization n’est qu’un jeu, dont les paramètres ont été définis par son créateur, Sid Meier, et en rien une prédiction de notre propre futur. Pourtant… Cette description fait quand même froid dans le dos !
Heureusement, le monde réel nous donne là une belle leçon de solidarité, car depuis que Lycerius a fait part de cette histoire sur un site communautaire américain, des milliers d’internautes l’ont commentée et ont proposé à Lycerius des options pour sortir son monde de cette impasse…
Il en a retenu trois principales:
1) La stratégie militaire. Renforcez vos lignes de défenses, juste assez pour résister aux attaques, et changez de régime pour le fondamentalisme. Ce n’est pas joli-joli pour l’épanouissement de votre peuple, mais ça a le mérite, dans le jeu !, d’enrichir votre nation. Utilisez l’argent pour reconstruire une armée conventionnelle (tanks, fantassins, mais pas d’armes nucléaires, trop coûteuses) et envoyez des espions chez les voisins pour les pousser à la riposte. Laissez-les vider leurs stocks d’armes nucléaires et contrattaquez avec l’armée conventionnelle.
2) Le sacrifice. Nouez une alliance avec n’importe lequel de deux autres peuples et sans attendre mettez toutes vos forces dans la bataille contre le 3e larron, pour l’affaiblir au maximum. Malheureusement, votre allié va à coup sûr se retourner contre vous. Vos armées vont perdre et vous allez mourir ! Mais votre allié temporaire vaincra alors votre ennemi. Et la paix sera de retour dans l’humanité…
3) L’océan sauveur. Choisissez ce qu’il reste de vos plus belles villes, ou les moins vulnérables à l’ennemi. « Construisez » des ingénieurs, une des unités humaines du jeu, très travailleurs. Faites-les creuser, creuser, jusqu’à ce que vos terres soient entourées d’eau, pour vous protéger des assauts terrestres, et que vos terres irradiées retournent à l’océan. En effet, dans le jeu, l’océan ne peut pas être contaminé par les retombées nucléaires. Concentrez alors vos efforts sur les productions océaniques, avec des ports et des plateformes offshore (en pleine mer) et espérez devenir assez fort pour reprendre le combat et vaincre une bonne fois pour toutes.
Valérie Devillaine
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il faut qu’il s’isole fonde une armée surpuissante, laisse les deux autres s’entre tuer le temps de se renforcer et déverser toute sa puissance sur le gagnant.
moi perso ça me fait froid dans le dos ce futur éventuel
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je peux te dire qu’ils vont pas l’oublier et auront surement la bonne idée de
lui envoyer des missiles nucléaires et autres gentillesses. Le problème c’est que si
une ville “isolée”, si ses améliorations sont détruites (ce que fait très bien la bombe nucléaire, sa production de nourriture va être quasiment annihilée ce qui va tuer toute la population.
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ça c’est du joueur !
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Sa c’est de la partie ! Moi j’ai hésiter entre l’isolement et la guerre a outrance ^^
J’ai pris le guerre.
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