5 questions à Magali Segura

Elle est française, doctorante en biologie, et elle écrit de la fantasy. Après Leilan, Magali Segura entame une nouvelle trilogie, Eternité, campée dans un monde très sombre. On a lu son premier tome, Le prix d’Alaya et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a adoré !

L’histoire ? Jelis, un chenapan de 8 ans, désobéit à sa mère et part à la recherche de son père dont il ne sait rien… Problème: le monde d’Eternité est du genre hostile. Une histoire de famille attachante dans un univers flippant: on aime ! Alors on a rencontré l’auteure.

Comment vous est venue l’idée du monde terrifiant d’Eternité ?

Leïlan faisait référence au monde médiéval. J’ai un doctorat de biologie mais je ne l’utilisais pas du tout dans mon livre. J’ai eu besoin de créer un monde plus grand, un monde désertique pour avoir une ambiance mille et une nuits. Eternité est un bébé que j’ai en tête depuis dix an et j’ai une trouille pendable qu’il ne plaise pas ! Ma première créature qui est sur la couverture, le shgrane, est un puma aux dents de sabre. Mais je ne pouvais pas dire puma parce que ça faisait référence à quelque chose qu’on connaît. Je suis partie du principe que le monde d’Eternité avait été colonisé mais qu’il avait une faune endémique. Puis j’ai glissé un changement climatique pour m’éclater !

Pourquoi avoir choisi de faire un monde plus sombre et réaliste ?

Leïlan était destiné à une personne particulière de 14 ans donc il fallait que ce soit beau et merveilleux. Pour Eternité j’ai vieilli et grandi. Je me suis dit qu’une personne était plus compliquée que ça, même les héros ! Et puis avec Eternité j’ai eu envie de défoncer toutes ces portes, toutes ces contraintes de bienséance. J’en avais besoin. Mes personnages transpirent, font pipi…

Vous vous êtes inspiré de votre entourage pour justement rendre vos personnages plus authentiques ?

L’amitié entre Ana et Naslie est fortement inspirée d’une amie que je n’avais pas vue depuis 8 ans avant d’assister récemment à son mariage ! Mon mari, évidemment, m’a servi pour Yshem… Mais de toute façon n’importe quoi m’influence pour écrire un livre ! Que ce soit une affiche dans le métro ou une page de Science et vie junior…

Le thème de l’amour impossible est commun aux deux cycles. C’est un thème qui vous touche particulièrement ?

Je suis une indécrottable fille !

Et jusqu’à quand faudra-t-il attendre pour avoir la suite de l’histoire ?

Début 2013 normalement… Les trois tomes sont déjà écrits mais le tome trois est toujours sur fond vert pour le moment… Il n’y a pas encore les décors !

Propos recueillis par Justine Pradel

Le prix d’Alaya, éditions Bragelonne, 360p, 22 euros.

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