Dimanche prochain, lors du rituel déjeuner chez Tata Gisèle, on vous propose de lancer, entre le bœuf bourguignon et le Saint-Marcellin, un sujet de conversation propre à ranimer les attentions un peu assoupies. «Tiens, direz-vous, mais qui donc a inventé l’ordinateur ?» Taquin que vous êtes, vous aurez lu ce hors-série, et serez donc devenu incollables. Vous saurez que les « bonnes fées » au gros QI ont été particulièrement nombreuses à se pencher sur le berceau de cet incroyable objet technique aujourd’hui si familier. Et que, malgré les travaux précurseurs de génies comme l’Anglais Charles Babbage ou le créateur inconnu de l’incroyable mécanisme d’Anticythère —une invention des Grecs antiques—, l’ordi tel que vous le connaissez est une invention collective. Connaître précisément le nom de ses papas, le fonctionnement de sa logique interne, la manière dont on le programme… ne sont que quelques unes des chouettes découvertes qui vous attendent. C’est bien simple, on vous envie !
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Pas trouvé la machine d’Anticythère en Légo…
Par ailleurs, les historiens de l’informatique reconnaissent généralement l’antériorité de l’allemand Conrad Suze (1943) en matière d’ordinateur programmable complet, bien qu’utilisant des relais électromécaniques comme composants actifs.
TB autrement!
Ci-dessous le lien vers cette réplique en Lego:
http://www.digital-science.com/a-short-movie-break
Bon bah voilà, je suis abonné a svj et de temps en temps j’ai d’énorme déceptions. Là c’en est une. Dans TOUT un svj consacré aux ordinateurs, un paquet d’articles, aucun ne cite seulement linus torval ou la simple mention du système d’exploitation linux qui mérite grandement sa place dans un hors série comme celui là. Voilà, j’ai lancer mon coup de gueule. A bon entendeur.
C’est honteux quand on voit la place allouée a bill gates, microsoft, appel et steve job …
Cher Aerist,
Sans doute, nous aurions pu parler de Torvalds, l’homme qui programma le noyau de Linux. Mais pour nous, il incarne davantage le présent et le futur de l’informatique que son passé; or, notre hors-série traitait de l’histoire de cette discipline ;o))
Bonjour,
Je voudrais savoir où se trouve la reconstitution du mécanisme d’Anticythèse en Lego, s’il vous plait ?
Merci.
Un H-S super (comme les autres), mais je crois qu’il y a deux erreurs p. 52-53, dans “les mots-clés du programmeur”:
Vous dites que le compilateur est “un programme qui traduit les languages de haut niveau (comme fortran, C, etc…) en language machine”. Le problème, c’est qu’il me semble que le C est un language de bas niveau, et je précise (et ça j’en suis sûr) que le compilateur “traduit” TOUS les languages (bas niveau ET haut niveau).
En fait, j’ai déja essayé le C (que j’ai abandonné, trop compliqué) et il est évident que c’est un language de bas niveau, il y a très peu de mots anglais. Après j’ai essayé le Visual Basic.NET, et celui-ci c’est tout l’inverse (la plupart des mots sont anglais).
Quand au compilateur, je l’utilise dans le C ET dans le VB.NET .
En fait, le “niveau” est une notion relative ; le C est, dans l’absolu, d’assez bas niveau, mais comparé au langage machine, il est de plus haut niveau.
Quant au VB.NET (et tous les langages .NET en général), le compilateur ne crée pas nécessairement du code machine ; en fait, la plupart du temps, il s’agit de code managé (appelé CIL), qui s’exécute dans une machine virtuelle appelée CLR (ça ressemble au bytecode que fait tourner la JVM de Java).
C’est le CLR qui convertit le CIL en code machine en temps réel.
Je ne suis pas moi-même abonné mais ma sœur l’est. Ce HS sur l’ordinateur est, somme toute, bien fait. Néanmoins, j’ai remarqué des erreurs dans le dossier sur G. Boole et son algèbre. D’entrée de jeu, je me suis étranglé face à la définition que vous donnez de l’algèbre, p.30. “L’algèbre permet de faire des calculs, en manipulant des formules et en utilisant des symboles à la place des nombres. L’avantage ? Quels que soient les nombres de départ, les résultats sont toujours vrais”. Quelle horreur ! Je vous propose cette définition : “Une algèbre est un ensemble de nombres dans lequel on peut multiplier et additionner. En effet il existe des ensembles dans lesquels on ne peut pas multiplier”. Certes, ma phrase n’est pas ce qui de fait de mieux pour vulgariser la notion d’algèbre. Mais SVJ, magazine de vulgarisation scientifique, ne doit pas pour autant énoncer des choses fausses ! La phrase sur la vérité du résultat est effarante car la cohérence des maths n’a jamais été montrée, j’imagine que ce n’est pas de cela qu’il s’agit mais le sens de la phrase m’échappe.
Également, p.31-32 vous mettez en place la notion de connecteur logique, pour ensuite créer le circuit logique additionneur 1-bit. J’ai étudié, dans le cadre de mes études (CPGE) l’additionneur, et malgré cela, l’additionneur m’a vraiment paru parachuté ! Je vous propose une autre manière d’arriver à l’additionneur : Partant du premier dessin du milieu de la page 32 juste après les 4 petits dessins d’additionneur, on peut faire ce qui s’appelle une table de vérité :
A=Entrée 1 | B=Entrée 2 | U=Sortie unité | R=Sortie retenue
0 0 0 0
0 1 1 0
1 0 1 0
1 1 0 1
A=Entrée 1 | B=Entrée 2 | A ou B | A et B | (A ou B) et non(A et B)
0 0 0 0 0
0 1 1 0 1
1 0 1 0 1
1 1 1 1 0
Là, on remarque que R est équivalent à (A et B) (Définition : Deux trucs sont équivalents lorsqu’ils sont vrais simultanément) et que U est équivalent à (A ou B) et non(A et B), cette expression est d’ailleurs appelée la différence symétrique (mais c’est pas important). Là on peut fabriquer le circuit logique différence symétrique, qui correspond à l’additionneur sans le trait jusqu’à la sortie retenue. Et on en déduit le circuit additionneur 1-bit. Ça me semble plus clair ainsi.
Sinon, vous auriez pu parler un peu plus de Grace Hopper, qui, a quitté la Marine en 1957, invente le COBOL en 1959 pour le compte d’IBM, et revient en 1967 dans la Marine, a découvert le premier bug informatique (La petite note “First actual case of bug being found” en photo pour accompagner ?)
Bonne continuation à votre magazine.
Guillaume
Voici la réponse rédigée par Robin Jamet, auteur de l’article et «Monsieur maths» à SVJ:
À propos de l’algèbre, il y a effectivement une confusion possible entre deux sens différents de ce mot :
1) L’algèbre en tant que chapitre des mathématiques, que l’on s’accorde en général à faire remonter à Al Kwarizmi au 9ème siècle, et qui consiste à manipuler des symboles ou des entités abstraites plutôt que des nombres, par exemple, ce qui permet de gagner en généralité. C’est dans ce sens qu’il était dit qu’un calcul serait toujours vrai : dire que (a+b)2 = a2 + 2ab + b2, par exemple, c’est effectivement dire que ce résultat sera vrai quelles que soient les valeurs numériques choisies pour a et b.
2) L’objet mathématique appartenant à ce chapitre, que l’on appelle “algèbre”, et qui correspond à la définition que vous donnez. Certes, quand on parle d’”algèbre de Boole”, c’est à ce sens que l’on se réfère. Mais ce qui était important à faire comprendre ici, c’était le caractère automatique de calcul que permet l’algèbre en général, et donner la définition précise de l’objet algèbre n’aurait fait que compliquer inutilement les choses.
Il aurait effectivement été préférable de préciser que l’on parlait du chapitre et non de l’objet…
Pour la seconde remarque, à propos de l’utilisation des tables de vérité : je suis d’accord, il est beaucoup plus simple de présenter les choses ainsi, et même de les comprendre… pour quelqu’un qui est habitué à la logique des tables de vérités et des circuits logiques ! Pour les autres, cela rajoute une représentation nouvelle, donc une nouvelle chose à comprendre, alors que l’ensemble est déjà assez dense. Et la représentation que nous avons retenue a l’avantage de mettre en avant l’aspect “entrée/sortie” que l’on ne voit pas du tout dans la représentation en tableau.
Rien à redire, bon travaille (aussi, c’est votre boulot)
Il est génial!!! Et en plus, le prochain mensuel arrive bientôt!
Numéro très intéressant.
J’ai cependant pu noter, page 26, dans l’encadré consacré à Ada Lovelace, une petite erreur qu’un développeur comme moi ne peut laisser passer.
Je cite : .
Un programmateur, ça se trouve dans une chaudière, un magnétoscope, etc.
Le terme correct en informatique c’est programmeur ou, dans ce cas précis, programmeuse.
En tout cas, keep up the good work, comme le disent nos amis anglophones.
Bien dit!
Tout à fait exact ! Toutes nos excuses à vous même et Miss Lovelace…
Super Hors-Série…
Mais il y a un paragraphe, page 43, sur “La machine de Turing”, où il y a plusieurs erreurs:
-Dans la case “1″ du tableau, “si la case est vide” ==> “Rester à l’état 1(et non I)”
-J’ai testé le systeme, cela ne marche absolument pas, quand j’ai 4 barres au début, je me retrouve avec 6 barres à la fin…
En gros, c’est pas trop au point…
Mais bon, super boulot quand meme!!
Et bonne continuation!!!
Salut,
Je ne suis pas d’accord avec toi en ce qui concerne la machine de Turing : je l’ai testée avec 4 traits au début et je tombe bien sur 8 traits à la fin.
Réessaye en plaçant la tête de lecture/écriture sur le premier trait de gauche et tu verras.
bonne idée comme sujet !!!
Rhaaa! Pourquoi a-t-il fallu que je ne sois plus abonné aux H-S?