Les grandes familles du “fanart”, épisode-1

Si vous ne savez pas ce que signifie le mot “fanart”, vous pouvez être sûr que vous en avez déjà fait un en dessinant Batman ou un Jedi dans la marge d’un cahier. En effet, ce nom un brin barbare est dérivé de l’expression anglaise «  fan art » et désigne tout simplement une oeuvre réalisée par un fan et faisant référence à un univers ou bien à des personnages déjà existants.

Il y a vingt ans, ces dessins de fanart n’étaient visibles que dans les conventions de geeks et les fanzines obscurs. Dorénavant, vous pouvez en trouver des milliers sur internet grâce à des forums ou des sites spécialisés comme DeviantART. Et il n’y a pas que les dessinateurs amateurs qui s’y mettent.  Dorénavant, des artistes ou des graphistes accomplis rendent eux-aussi hommage  à leur univers favoris: on navigue de Star Wars aux super-héros de comics en passant par les jeux vidéo et les séries TV.

Bref, tout ça pour vous dire que le fanart mérite bien aussi d’être appelé geek art. Ainsi récemment c’est l’auteur de BD Boulet qui a mis en ligne une série de fanart dont celui-ci, basé sur la série Breaking bad.

Il existe cependant de nombreux fanarts que l’on peut diviser en plusieurs familles. L’une des premières grandes familles possède aussi un nom bizarre puisqu’il s’agit de “l’altart”…

L’altart, c’est quoi ?

Une contraction de l’expression américaine « alternative art ». Il s’agit tout simplement de reprendre des personnages ou un univers connu tout en changeant complètement le style. Un autre terme est aussi utilisé, celui de “mash-up” qui peut désigner un mix de musique mais aussi un mix de style en termes de dessin.
On arrive souvent à des croisements un peu particuliers comme par exemple cette adaptation du premier album d’Asterix dessiné en style… manga.Vous remarquerez d’ailleurs qu’il n’y pas que le dessin qui est inspiré par la bande dessinée japonaise mais aussi les dialogues et même les noms des personnages comme pour César qui devient Césaru Sama. L’auteur Christopher Lannes, alias Yop!, a réinventé notre héros gaulois en s’inspirant plus particulièrement du style de dessin et de narration du mangaka Masashi Kishimoto (le papa de Naruto).

Pour voir  la bande dessinée complète, cliquez ici.

Spécialisé dans le mash-up, Yop ! a aussi reprit les X-men dans le plus pur style de la ligne claire, que l’on retrouve dans les albums de Tintin. Là encore, le vocabulaire et la façon de raconter l’histoire sont complètement calqués sur l’univers d’Hergé.

Pour lire la bande dessinée complète, cliquez  ici.

Ces bandes-dessinées sont bien sûr exceptionnelles, par leur qualité… et leur longueur. Car la plupart du temps, un seul dessin suffit. Mais certains croisements peuvent devenir carrément angoissants comme cette étonnante transformation d’Homer Simpson qui a été dessiné de façon plus réaliste. Pixeloo, l’auteur qui est responsable de cette œuvre traumatisante (Note de la rédac: David-Julien, n’oublie pas tes calmants!), a pris l’habitude de modifier des personnages connus pour les « humaniser », comme Mario ou encore Jessica Rabbit (la femme fatale du film “Qui veut la peau de Roger Rabbit“) Pour réaliser ces portaits plus vrais que nature, il utilise des photos de personnes réelles qu’il déforme sur Photoshop jusqu’à obtenir ce résultat effrayant.

Son travail se trouve ici.

D’autres mash-up en vrac :

Un mix entre le personnage de Randy Marsh dans South park et la fameuse affiche Hope de  Shepard Fairey qui représentait le président Obama.

Une autre contribution anonyme envers Asterix et Obelix qui sont bien plus musclés que dans la version classique.

C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve dans une second épisode ou l’on parlera des “cross-over”.

David-Julien Rahmil

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David Rahmil

Journaliste pigiste pour Science&Vie Junior. Geek notoire, spécialisé sur un tas de choses sérieuses comme la culture web, les robots ou les jeux vidéo.