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24/10/2011Classé dans : News
Oui vous avez bien lu, il ne s’agit pas d’une erreur mais bien d’une première mondiale. Habituellement les Soyouz sont lancés depuis la base de Baïkonour située au fin fond du Kazakhstan. Mais grâce à un accord signé en 2005 entre la France et la Russie, le site de lancement français accueille désormais un nouveau pas de tir dédié à la fusée russe.
Les avantages de cet accord sont considérables. En effet, le Soyouz, qui sert actuellement de transport spatial entre l’ISS et le plancher des vache, est considéré comme l’un des lanceurs les plus fiables au monde. Idéal pour la mise en orbite de satellites de taille moyenne, il complète aussi la gamme de lanceurs de la société Arianespace qui possédait déjà la fusée Ariane 5 (pour les charges lourdes jusqu’à 9t) et Vega (pour les petits satellites de moins de 2t).
Grâce à la position géographique du pas de tir, très proche de l’équateur, les fusées Soyouz vont pouvoir embarquer des satellites pesant jusqu’à 3 tonnes soit deux fois plus que lors des lancements effectués à Baïkonour. En effet, les objets mis en orbite depuis l’équateur bénéficient d’un “effet de fronde” apportant par exemple 15 % de gain de performance supplémentaire en comparaison avec le site de lancement américain de Cap Kennedy situé plus au nord – autrement dit, on lance plus facilement des charges plus lourde !
Quand aux deux satellites qui seront mis en orbite à plus de 23.000 km d’altitude, il s’agit des premiers éléments du projet Galiléo qui devrait permettre à l’Union Européenne de se doter de son propre système de positionnement par satellites, similaire au fameux GPS américain. Comme on dit en Russie, Хорошая поездка (“tchastlivovo pouti”, soit “bon voyage”).
David-Julien Rahmil
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David Rahmil
Journaliste pigiste pour Science&Vie Junior. Geek notoire, spécialisé sur un tas de choses sérieuses comme la culture web, les robots ou les jeux vidéo.