Cinéma

Ciné: The Avengers

The Avengers, de Joss Whedon

Sortie le 25 avril

Notre planète est un endroit tellement chouette qu’il fait saliver l’univers entier. En particulier une bande d’affreux extra-terrestres aux pouvoirs quasi-divins. Leur ambition : quitter la scorie noirâtre qui leur sert de monde (on les comprend), débarquer sur terre et écraser l’humanité sous leurs bottes de cuir tyranniques, avec un grand rire sardonique. Pour mettre en pratique leur vil projet, ils envoient sur terre Loki, un demi-dieu avide de pouvoir. Sa mission : chouraver un mystérieux cube magique capable d’ouvrir le portail par lequel déferleront les légions extra-terrestres.

Mais un américain, surtout à Holywood, ça ne plie pas l’échine devant les aliens. Nick Fury, le directeur d’une organisation secrète baptisée S.H.I.E.L.D, prend les choses en main et rassemble un bataillon super-héros pour faire front. Répondent présent le patriote Captain America et son invincible bouclier, le dieu Thor et son marteau légendaire, le charismatique et richissime playboy Tony Stark dans son armure d’Iron Man, Hulk, le géant vert de rage, ainsi que deux second couteaux. Hawkeye, un archer sans égal et Black Widow, experte en arts mariaux et son indispensable combinaison moulante.

A l’exception des deux derniers, tous les super-protagonistes ont eu le droit à un film au moins, pour poser les bases de leur origines. Hulk (2003 et 2008), Iron Man (2008 et 2010) ainsi que Thor et Captain america (2011), mourraient donc d’envie de pouvoir jouer ensemble. Et dans « Avengers », ces joyeuses retrouvailles font tout l’intérêt de ce film qui, heureusement, ne se prend pas trop au sérieux. Entre deux duels de testostérone, et des effets spéciaux qui poussent toujours plus loin la surenchère visuelle, sont distillées (notamment par l’intermédiaire de Tony Stark), des répliques et des situations hilarantes. Le résultat est plutôt réussi : on ne s’ennuie pas une seconde et on en prend plein les yeux. Un peu trop même. L’ultime et immense baston qui se déroule à la fin du film, avec ses plans stromboscopiques et ses mouvements de caméra hyper rapides est une véritable torture pour les yeux si vous avez le malheur de voir le film en 3D.

Erwan Lecomte