50% dauphin, 50% Iron Man… 100% Flyboard !

Qui n’a jamais eu envie de voler dans les airs à la manière d’Iron Man ou de plonger dans l’eau comme un dauphin ? Franky Zapata, ancien champion de France de jet-ski, a réalisé ce rêve. Il a intitulé son engin
Flyboard.

Avec son équipe de passionnés, ils ont commencé à plancher sur un prototype au printemps dernier. Ils se sont inspirés d’un principe que les pompiers habitués à manier des lances à incendie connaissent bien : en débitant de l’eau à pleine puissance, le recul est tel que s’ils n’y prennent pas garde – voire même se mettent à plusieurs – les soldats du feu peuvent être balayés comme des fétus de paille. Franky Zapata raconte sur son site : « Tout s’est enchaîné très vite. Je me suis rapidement sortis de l’eau puis stabilisés dans les airs. S’en est suivi un mois de développement afin d’affiner l’intuitivité du vol. »

Le fonctionnement de l’appareil est plutôt simple : le jet-ski traîne un gros tuyau, la motorisation de l’appareil permet de pomper l’eau, puis la propulse jusqu’à l’apprenti Iron Man. Le parcours de l’eau est stoppé par des buses au niveau des pieds de « l’aquacrobate » – celui-ci aura préalablement chaussé une sorte de planche de surf avec des chaussures spéciales intégrées. L’eau arrive de chaque côté de la planche et assure 90 % de la poussée. D’autres buses, au niveau des mains, contrôlent également des trombes d’eau : en les dirigeant vers le bas, on parvient à se stabiliser. Et ce ne serait pas si compliqué que ça, comme l’explique Julie Bulteau, championne du monde de jet-ski, qui le teste dans cette vidéo. « Il suffit de trouver son point d’équilibre. Il faudra compter entre 2 et 20 mn avec un instructeur et 20 mn et 1 h tout seul pour s’arracher à l’océan ». L’entretien du Flyboard est tout aussi simple : il nécessite seulement un rinçage à l’eau clair, recommandé après chaque utilisation en eau salée.

Et hop, c’est parti. Vous pouvez maintenant vous élever – au moins en pensée ! – jusqu’à six mètres de haut (selon la puissance du jet-ski, 150 chevaux étant conseillés pour maintenir une pression suffisante sur toute la longueur du tuyau), avancer dans les airs jusqu’à 30 km/h, tourner, reculer, faire des loopings, des vrilles, des tonneaux, des plongeons et nager sous l’eau. Enfin, ça, ça ne sera qu’après quelques heures d’utilisation.  Précision : le Flyboard coûte 4900 euros. A ouais, quand même…

Marie Koenig

PS: Dans le même genre, le Jetlev n’est pas mal non plus.

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