Le 21 octobre, Thomas Senkel, un jeune inventeur allemand, s’est envolé à bord d’une sorte d’hélicoptère électrique, sur une piste d’aéroclub du sud-ouest de l’Allemagne. De prime abord, on dirait surtout qu’il est à califourchon sur une espèce de tondeuse à gazon géante. Mais le voilà qui s’élève petit à petit… Pour un vol qui dure un peu plus d’une minute et demi au final.
Un hélicoptère ? Pas vraiment : l’e-volo (c’est le nom de l’appareil) est en réalité un « multicopter ». « C’est un appareil de transport qui comporte 16 hélices lui permettant l’ascension et la stabilisation en vol, explique Alex Zosel, de la société qui fabrique l’engin. Ses points forts par rapport à un hélicoptère ? La simplicité de sa construction, sans avoir recours à une mécanique compliquée avec plusieurs moteurs. Si quelque chose tourne mal, l’e-volo peut toujours atterrir en toute sécurité, même si jusqu’à quatre de ses hélices venaient à lâcher. » Le jeune homme explique que le pilote peut même utiliser un parachute, car il n’y a pas d’hélices au-dessus bloquant la zone de déploiement. Le temps de vol pourrait, selon lui, atteindre jusqu’à 30 minutes, en fonction de la charge de ses batteries au lithium. L’appareil pèse moins de 80 kg, il est donc catalogué dans la classe des ULM. Autre point fort : une heure de vol coûterait 6 € d’électricité. Pas cher !
Mais comment ces chercheurs ont-ils eu l’idée de construire ce multicopter ? « En discutant avec d’autres passionnés, sur des forums sur internet. Nous avons rapidement décidé de travailler ensemble », se rappelle Alex. Trois fans de technique et de vol : Thomas Senkel, un physicien, spécialiste de la recherche et du développement des véhicules électriques ultralégers, également pilote de parapente. Stephen Wolf, qui a développé le logiciel qui contrôle l’ordinateur de bord de l’e-volo. Et enfin, Alexandre Zosel, responsable du marketing : il est également amateur de parapente et instructeur de vol.
Les trois compères vont mettre un peu plus d’un an à élaborer un prototype. Et maintenant, ils ont une idée derrière la tête : commercialiser l’e-volo, of course ! « Notre appareil serait parfait pour les photographies aériennes ou l’inspections de grandes installations comme les éoliennes ou les pipelines », souligne Alex. Les inventeurs ont également comme projet d’ajouter des places passagers : « Il serait envisageable d’utiliser alors l’e-volo pour des vols touristiques, comme une sorte de taxi aérien. » Mais nous n’en sommes pas encore là : le problème principal est encore la capacité énergétique des batteries modernes. « En avril 2012, nous terminerons un prototype assez puissant pour deux personnes. Mais nous étudions aussi un modèle hybride à gaz et électrique pour augmenter le temps de vol à au moins une heure. »
Marie KOENIG
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Je trouve quand même que les hélices sont un peu petites…(même si j’ai vu la vidéo)
Une alternative à la future voiture volante ? Qui sait…