Vendredi 4 mars 2011, 17 heures. Les internautes libyens n’ont plus accès à Youtube, aux moteurs de recherches et à leur messagerie, le monde entier galère pour surfer sur les sites hébergés en Libye… Les données de Google sont formelles : le dictateur Kadhafi vient de couper Internet dans tout le pays. But de la manœuvre : empêcher la révolution… Mais comment ces fieffés filous s’y sont pris pour déconnecter tout un Etat ? La Libye fait tout de même 1 762 000 de kilomètres carré. Plus de 3 fois la France !
Pour se connecter à Internet, où que l’on soit dans le monde, on a besoin d’un fournisseur d’accès: concrètement, c’est un serveur informatique auquel votre ordi est branché et qui lui sert de porte d’entrée sur la toile mondiale. Quand on lance la connexion, une communication s’établit entre notre ordinateur et notre fournisseur d’accès. Chaque fois qu’on veut consulter notre messagerie, nous lui envoyons une requête pour relever nos emails qui sont en fait stockés sur son serveur, et le fournisseur nous envoie une réponse permettant l’accès à notre boite mail… Idem pour tout ce qu’on peut faire sur le net. Autrement dit : sans fournisseur d’accès, impossible de se connecter !
Revenons maintenant au cas de la Libye. Dans ce pays, l’unique fournisseur d’accès à Internet est dirigé par… Suspense… Mohammed Al-Kadhafi, l’un des fils du dictateur ! Obéissant à son père, le fiston qui contrôle l’intégralité du réseau libyen a réduit la bande passante disponible pour les internautes libyens… Quésaco ? La bande passante représente la quantité de données qui peuvent être échangées sur le net. Plus elle est grande, plus les flux d’information peuvent être importants et plus l’ordinateur se connecte rapidement. En réduisant la bande passante, le fils de Kadhafi a donc ralenti au maximum les communications. Conclusion : en Libye, Internet fonctionne actuellement… mais très très très lentement, ce qui ressemble à une coupure totale du réseau ! Et le plus malin, c’est que la bande passante est réduite uniquement pour le peuple mais pas pour les services du gouvernement, qui eux, ont accès au web, les petits veinards !
Dire que pour supprimer Internet dans tout un pays, il n’a fallu que quelques minutes… Et si ça se passait en France ? Pas de panique, la législation française interdit aux autorités d’utiliser un tel procédé. Et puis dans un pays où 64 % des habitants ont Internet à domicile, une telle initiative provoquerait un tollé ! Imaginez une armée de geeks assoiffée de clics déferlant sur Paris… Finis les LOL et les MDR, la révolution serait en marche !
Caroline JURY
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A la fin de votre article vous dites “la révolution serait en marche” et bien c’est exactement ça, sauf que chez nous le bridage est plus sournoi et caché, mais ne nous plaignons pas trop, “pour le moment” tout va bien.
Heureusement que c’est impossible en France… Flippant !
C’est vraiment un des pire salaud de l’histoire de l’humanité ce ***** de **** ce Kadhafi!!!