Les utriculaires sont des plantes carnivores qui vivent dans les marais. Signe particulier, elles capturent leurs proies en un temps record : moins d’une milliseconde ! Ce qui laisse très peu de chance à la victime de s’en sortir… Une équipe de physiciens français en collaboration avec des biologistes allemands s’est intéressée au piège diabolique mis en place par ces plantes.
La préparation du piège
A la surface de l’eau, on ne voit que les fleurs de la plante carnivore. Les pièges, eux, sont sous-marins : ce sont des petits sacs minuscules appelés utricules, fixés aux feuilles fourchues de la plante.
Avant de capturer des proies, il faut préparer le piège. Des petites glandes situées dans l’utricule expulsent l’eau qu’elle contient vers l’extérieur (le liquide passe par des sortes de valves naturelles). Ce pompage créé une dépression à l’intérieur du sac : cela permet à l’utricule d’emmagasiner de l’énergie élastique ; un peu comme un ressort étiré qui tend à retrouver sa forme initiale, l’utricule déprimé aura lui tendance à retrouver sa rotondité. Au bout d’une heure, quand la dépression est suffisamment grande, le piège est enfin prêt.
L’élément-clé du piège : la porte
Dès lors, n’importe quel mini animal aquatique s’approchant trop près de l’utricule peut se faire aspirer d’un coup. Comment est-ce possible ?… L’élément-phare du piège est la porte de l’utricule. Sur cette porte sont accrochés deux longs poils prêts à détecter la moindre perturbation : c’est ainsi que l’utricule repère des proies… ou pas ! « La proie doit toucher les poils pour être avalée, commente le Dr Marc Joyeux, chercheur au laboratoire de spectrométrie physique de Grenoble et co-auteur de l’étude sur la plante carnivore . Et ces poils sont très sensibles : une simple petite pression suffit. Vu que le seuil est faible, le piège se déclenche parfois sans qu’il y ait de proies ».
Quand soudain, la porte est ouverte, l’eau rentre brusquement dans l’utricule. L’énergie élastique qu’elle a stockée auparavant crée un tourbillon d’aspiration, ne laissant aucune échappatoire à la proie (s’il y en a une). Une fois la porte refermée, la victime sera lentement digérée grâce à des enzymes présentes dans l’utricule. Miam !
Lise Loumé
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j en veux une !!!!!
Wahou! Des plantes aussi complexes que des animaux! La nature est vraiment bien faite!