Le lancement d’Autolib, c’est aujourd’hui !

Pourquoi s’embêter à acheter une voiture ? C’est la question que se posent nombre de citadins : il va falloir l’entretenir, payer des contrôles techniques réguliers, trouver un endroit où la garer… En plus, dans des grandes villes comme Paris, qui possèdent un important réseau de transport en commun, l’utilisation d’un véhicule peut être très ponctuelle : le temps d’une livraison ou pour partir en week-end. Bref, si vous connaissez des gens qui pensent comme ça, et bien ils pourraient être fichtrement intéressés par l’Autolib :  la voiture en libre-service ! Oui, exactement comme le Vélib ! Le système a déjà fait ses preuves dans plusieurs grandes villes du monde, comme New York, ou aux Pays-Bas et il est lancé aujourd’hui à Paris.

Bon, le système fait déjà grincer des dents. Les chauffeurs de Taxi ou les loueurs d’autos ne voient pas forcément d’un bon œil l’arrivée de ce nouveau concurrent. Du côté des promoteurs du système, on met en avant les avantages d’Autolib’ : si les adhérents renoncent à leurs voitures personnelles, et s’ils sont en nombre suffisant, cela pourra se traduire à terme par une baisse du nombre de voitures dans la capitale. Et ça, ça veut dire moins de problèmes de stationnement, moins de bruit, moins de pollution… Bref, l’attente est forte sur la petite voiture qui sera au cœur d’Autolib’, j’ai nommé la « Bluecar ».

Longue de 3,65 mètres, elle possède quatre places et est entièrement électrique. « Bluecar » a une autonomie de 250 kilomètres en ville et 150 km au-delà ; sa vitesse est limitée à 130 km/h. Des caractéristiques dont les parisiens peuvent d’ores et déjà se rendre compte en vrai : 250 Bluecars et 250 stations de locations sont disponibles dès aujourd’hui pour le grand public à Paris. En juin 2012, à terme, il y aura 1750 véhicules et 1100 stations et places.

Le fonctionnement est simple : Après avoir souscrit un abonnement (évidemment, seuls les détenteurs du permis de conduire y ont accès !), un badge individuel est remis à l’utilisateur. Il suffit qu’il le passe devant une borne qui va alors déverrouiller une voiture.  En gros, cette procédure stoppe automatiquement la borne de charge à laquelle la voiture est reliée. L’utilisateur « débranche » sa voiture et peut partir avec. Quand il voudra la rendre, il devra repasser son badge sur une borne (qui peut être différente de celle où il l’a prise). La voiture sera considérée comme « restituée» quand il l’aura remise en charge.

Pour le moment, le système n’est testé qu’à Paris et dans 45 communes d’Ile-de-France. Le hic ? Si le conducteur dépasse cette zone, le centre d’appels le contacte pour lui demander de faire demi-tour !

Marie KOENIG

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Olivier Lascar

Journaliste Science&Vie Junior. Rubriques techno, ciné et web. "'J'en ai marre d'avoir toujours raison" - Jeff Golblum, "Jurassic Park"