Le petit robot, qui monte, qui monte…

ROCR, c’est le petit robot qui monte qui monte ! William Provancher, un chercheur de l’université de l’Utah (Etats-Unis), vient en effet de construire un robot champion de la grimpette. Son principe de fonctionnement est simple : deux bras qui se balancent pour imiter les gestes d’un homme escaladant les branches d’un arbre.

Cet appareil poids-plume (il rentre dans une petite valise et pèse moins de 600 grammes) peut monter un mur de 2,5 mètres en à peine 15 secondes. C’est comme si un homme d’1m 82 grimpait un mur de 10 mètres dans le même temps !

Bien évidemment, le robot est spécialement équipé pour réaliser cette performance. D’abord, il dispose de deux petites griffes au bout des ses bras qui lui permettent de s’accrocher aux parois. Mais surtout, sa queue fait office de balancier, semblable à ceux des vieilles horloges, dont l’oscillation lui permet d’adopter des mouvements amples, rapides et réguliers. C’est grâce à ces 2 éléments que ce robot est aussi efficace!

Car d’autres robots parviennent à monter des parois dans des temps records, mais la particularité de ROCR est de le faire en économisant un maximum d’énergie. Pour cela, les scientifiques du projet ont réalisé de nombreux tests avant de trouver la vitesse de balancement optimale de la queue du robot : si le balancier oscille trop lentement, la consommation électrique du robot augmente, mais s’il va trop vite, le robot tombe !

Ce système d’ascension sera maintenant intégré à des robots plus sophistiqués pour de nouveaux tests. Grace à son système de balancier, William Provancher espère pouvoir baisser la consommation et élargir le champ de compétences des robots déjà créés. Mais pour le créateur de ROCR, le potentiel à court terme de ce système réside surtout, comme il l’a récemment confié à des journalistes américains, dans la fabrication de “jouets super cool“!

Marius Garrigue

Articles relatifs

avatar

Olivier Lascar

Journaliste Science&Vie Junior. Rubriques techno, ciné et web. "'J'en ai marre d'avoir toujours raison" - Jeff Golblum, "Jurassic Park"