On a découvert 17 nouvelles pyramides !

L’Egypte est encore loin de nous avoir livré tous ses secrets. On a tous en tête les images des célèbres pyramides de Gizeh (qu’on vous a montré récemment sur notre site), pourtant il existe encore de nombreuses constructions, pas encore mise au jour. Ainsi, Sarah Parcak, une archéologue américaine a découvert au mois de mai dernier un site près de Saqqarah où se trouvent enfouies pas moins de 17 pyramides inconnues jusqu’alors des égyptologues. Plus de 1000 tombes et 3000 bâtiments se trouveraient à cet emplacement.

Pour faire cette découverte d’une ampleur exceptionnelle, l’américaine s’est servie d’images satellites. Eh oui, on n’est plus au temps d’Indiana Jones : maintenant, ce sont ces appareils en orbite à environ 700 km d’altitude qui permettent de trouver des objets sous terre. « La lumière du Soleil frappe la surface du sol, explique Tiziana Ercole, archéologue spécialisée dans la télédétection. Chaque élément touché renvoie différemment une partie du rayonnement, en fonction de sa composition physique et chimique : on appelle ça une signature spectrale ». C’est précisément cette information qui est enregistrée, au moyen de capteurs, par les satellites.

Or la présence de vestiges souterrains se traduit par une « signature spectrale » particulière, car ces ruines affectent la rugosité des sols et la croissance de la végétation. De la même façon, l’absorption de l’eau n’est pas la même selon que la terre abrite ou non des vestiges archéologiques.  Ainsi, un ancien chenal enfoui sera rempli de terre et conservera un taux d’humidité plus élevé. La végétation poussera plus dense au-dessus et plus verte.

Grâce à de tels éléments, les archéologues peuvent faire une carte et sauront où creuser. « Il existe beaucoup de satellites que les archéologues peuvent utiliser, comme Landsat et Spot qui sont plus dédiés à la détection de la végétation. Ils ne permettent pas de repérer de petits objets mais de grands éléments du paysage. Par contre Ikonos et QuickBird fournissent des images où l’on distingue des objets de 0,61 m à 4m. Geo-Eye, le satellite de Google analyse des objets à partir de 0,50 m. » précise Tiziana. « La télédétection reste pourtant peu utilisée en France, nuance cependant Sandrine Robert, archéogéographe à Nanterre. Les archéologues utilisent plus souvent des photos prises simplement par des avions ». Eh oui, prendre de la hauteur, c’est très coûteux !

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Marie Koenig