Science

Visite guidée de la Station spatiale internationale

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Quand Sunita Williams vous ouvre la porte de sa demeure, pour un petit tour du propriétaire, pas question d’hésiter sur le seuil. Car le petit intérieur en question se trouve à 400 km d’altitude !

Mal de l’espace & coiffure zéro G

Sunita a en effet passé quatre mois à bord de la station spatiale internationale (ISS), entre juillet et novembre 2012.  Juste avant de regagner ses pénates terrestres, elle a pris le temps de nous balader (avec une caméra) durant 25 minutes dans la station. C’est prenant ! Tellement qu’on finit même par avoir un sérieux mal de l’espace (c’est tellement plus chic que le mal de mer!) à la voir ainsi évoluer en apesanteur (notez au passage sa coiffure très « 0G »).

A dormir debout

Faites une pause à 1’40, vous découvrirez la chambre de Mme Williams. Détail amusant, elle dort debout, dans son sac de couchage. Mais debout ou couché, cela n’a guère d’importance en apesanteur : la gravité n’est pas là pour donner un sens haut/bas. Seule précaution : elle s’enferme dans son sac pour ne pas dériver…

Cuisine équipée

Autre lieu stratégique : la cuisine (5’) ! Il en faut pour toutes les nationalités présentent dans la station : américaine, japonaise, russe… Malgré cette apparente diversité, le garde-manger n’est qu’une collection de sachets plastiques : faire la cuisine ici se résume à réchauffer au micro-onde. Au pire, il faut rajouter de l’eau chaude, mais les compétences culinaires requises ne vont guère plus loin…

Un vélo… sans selle ?

Histoire d’éliminer un peu ces repas, et surtout de préserver le corps d’une fonte musculaire trop importante, Sunita nous fait une petite démonstration de vélo d’appartement (4’). Mais… Schoking ! Ce vélo n’a pas de selle. Là encore, l’astronaute nous rappelle qu’en apesanteur, la position assise n’a pas de sens. Assis sur quoi ? Rien ne vous cloue à votre fauteuil dans l’espace, si bien que notre astronaute peut affirmer qu’en six mois à bord de la station, elle ne s’est pas assise une seule fois.

Aux toilettes, « il faut s’assurer que le truc est bien engagé »

Toujours à propos de selles, elle ne manque pas de nous faire visiter les toilettes (9’30’’)… Alors là, préparez-vous à un choc. Faire ses besoins dans l’espace, c’est toute une aventure. Le trou pour la grosse commission n’est pas bien grand (« il faut s’assurer que le truc est bien engagé » précise Sunita). Et que dire du tuyau aspirant destiné à la petite commission ? Eh oui, toujours cette satanée absence de gravité : si vous urinez, elle n’ira pas spontanément vers le bas. D’où l’aspiration. Cerise sur le gâteau : l’astronaute nous montre, fixée au mur, une panoplie de papier toilettes, de lingettes et de sac pour parer à toute éventualité. De fait, il ne faut rien prendre à la légère dans l’espace : sachant que les liquides flottent en l’absence de gravité, songez au drame qui découlerait d’une gastro-entérite mal contrôlée… Non non, n’imaginez pas d’ailleurs.

Pour vous remettre de vos émotions, ne ratez pas, enfin, la magnifique vue sur la Terre, depuis une baie vitrée de la station (12’). Vous aurez enfin un moment de pure poésie…

Fabrice Nicot